samedi 14 décembre 2013

URUGAYPunta Del Este

14/12/2013

Enfin débarqués depuis 2 jours après une journée d'attente du bon vouloir douanier, nous passons quelques heures agréables au "Paradis Suisse" (ça ne s'invente pas et oui ! il était inutile de faire tout ce chemin pour ça !) mais l'endroit est agréable, au bord de l'Atlantique sans le bruit des moteurs du bateau, un ciel bleu et nous prolongeons un peu le plaisir de nos rencontre à bord avant de prendre chacun sa route pour des programmes différents.
Pour nous nous allons commencer par un petit tour d'Uruguay avant d'entrer en Argentine dans quelques jours, il doit bien y avoir autre chose que des suisses avec leur paradis !
Pour en terminer avec l'épisode bateau une dernière photo avant de le laisser repartir sur les côtes d'Afrique et les froidures nord européennes en pensant bien à tous ceux qui entrent dans l'hiver !




URUGAYMontevideo



11/12/2013

L’escale de Zárate n’aura duré que 2 jours avec le temps d’une agréable journée à terre pour un premier contact avec l’Argentine. Toujours un impressionnant trafique de véhicule devant le parc de plusieurs milliers de voitures neuves, qui doivent traverser plusieurs fois l’atlantique dans leur existence. Change de devises, carte Sim de téléphonie locale, wifi pour quelques messages, balade le long du Rio et nous réembarquons une dernière fois pour un appareillage dans la nuit vers l’Uruguay et notre destination finale, en principe dans la soirée après la longue descente du Paraná et du Rio de la Plata

URUGAY/Rio de la Plata



07/12/2013

52°W et 34°S De nouveau en route vers l’embouchure du Rio de la Plata, qui sera le terme de notre voyage. Nous sommes bien contents de bouger à nouveau après plus de 3 jours au mouillage à la limite des eaux brésiliennes en pleine mer à 50 M des côtes avec la seule animation de quelques bateaux de pêche brésiliens. Cette attente immobile n’en finissait pas mais il fallait obtenir la possibilité de venir à quai à Zaraté. En principe l’ultime étape de notre voyage à Montevideo est prévue pour le 12/12, en attendant nous passons devant le 8 au matin en remontant l’estuaire où nous croisons de nombreux cargos dans l’étroit chenal d’eaux boueuses du chenal du Rio de la Plata. Les  premiers gratte-ciel de Buenos Aires à bâbord annoncent la dernière partie du chenal dans le Paraná jusqu’à Zárate. Cela fait 26 jours que nous sommes à bord et il nous tarde un peu de retrouver notre véhicule et plus de latitude de mouvement

mardi 10 décembre 2013

BRAZIL/Santos



02/12/2013

Au bout de ces 8 jours en mer, nous arrivons au petit matin au port de Sao Paolo pour une escale éclair encore cette fois. Nous devons repartir en tout début d’après-midi pour Zárate sur le Rio De La Plata en Argentine, là nous aurons sans doute une escale plus longue avant de redescendre sur Montevideo.
Le bateau à peine à quai, toute la machinerie de manutention portuaire se met en branle et c’est à nouveau un spectacle fabuleux devant nous 40 m plus bas dans la torpeur tropicale. Nous aurions aimé plus de temps, nous aurions aussi aimé faire escale à Rio hier … c’est le fret qui commande, et le débarquement de passagers ne semble pas vraiment être perçu avec sérénité par les officiers qui le voit sans doute comme un risque de retard possible.


SENEGAL/GAMBIE



23/11/2013

Une soirée sympa à terre avec un moment au Lagon, établissement magnifique de la Petite Corniche qui n’a plus rien à voir avec la baraque sur pilotis de ma jeunesse. Grosse ambiance au Viking et bonne musique, un bar de Dakar qui nous conduit quelques bières plus loin dans la nuit avant de réembarquer vers minuit car le bateau appareille dès le déchargement terminé dans la nuit. En fin de matinée nous remontons l’estuaire de Gambie jusqu’à Banjul entre les bancs de sable, une navigation qui semble difficile pour un navire de cette importance calant 9 à 10 m.
A Banjul, le port se réduit à un simple wharf en T, la manœuvre est longue est intéressante. Ici rien ne semble avoir changé dans ce gros village de brousse aux allures d’Afrique éternelle que l’on contemple depuis le pont pendant des heures au rythme des traversées de la Gambie par les  pirogues et celle d’un bac d’un autre âge. Nous espérons une petite virée à terre sur ces belles plages en bordure de mangrove car l’escale risque d’être longue, « l’activité portuaire serait ralentie » par une grève mais rien n’y paraît et le bateau est autonome pour sa manutention.
Nous avons l’autorisation de débarquer que tard dans la soirée, nous restons donc à bord en observant le spectacle sur le quai où la technologie de manutention est ici encore bien souvent le produit de cette magnifique  débrouillardise africaine avec des engins dinosaures  déjà épuisés dans leur première vie en Europe, un véritable spectacle ! Encore tout un lot de ferrailles plus ou moins roulantes et de « au revoir la France » sont débarquées avec quelques conteneurs.
Au matin, nouvel appareillage pour quitter le continent africain et devant nous, environ 7 jours de traversée vers Zárate, le port brésilien de San Paulo. Le lendemain, 25/11, 8°44’ N déjà et la chaleur dans la journée nous conduit dans les refuges à l’ombre du pont 12. Mer belle, vent faible, 17 nœuds, cap au 212° et voici les dauphins !

Après-midi descente dans les entrailles du navire pour la visite des machines, générateurs, groupes frigorifiques, compresseurs, pompes, désalinisateurs et autres. Ici les superlatifs manquent pour exprimer l’importance des technologies embarquées pour faire vivre cette petite ville. Par exemple une consommation de 50 tonnes de fuel par jour pour alimenter le moteur principal 8 cylindres de 1900KWA à 15n ! Dommage que la technologie ne va pas jusqu’à une connexion internet à disposition des passagers sans communication et sans information pendant tout le voyage


Equateur
La vie sur un bateau, voilier de 12 m ou cargo de plus de 200 m, est toujours un peu ce huis clos que l’on partage avec les autres passagers et un peu l’équipage, c’est aussi ce qui fait le contraste énorme avec l’immensité de l’océan qui s’offre sans arrêt sous des aspects si différents. Nous descendons en latitude et depuis hier nous sommes en hémisphère Sud, les calmes de la zone inter tropicale de convergence semblent dans le sillage et le vent bien établi écrête le dessus des petites déferlantes à la surface du bleu profond de l’Atlantique.

vendredi 22 novembre 2013

ATLANTIQUE



17/11/2013

Dringggg   Dringggg …2 coups longs !
Alarme et rassemblement au « master station » du pont n°11 avec gilet de sauvetage et combinaison de survie ! Pas de panique, c’est un des premiers exercices de sécurité au quatrième jour en mer au large du Portugal un peu en dessous de la latitude de Lisbonne. Ca occupe toujours une petite demi-heure entre un moment d’espagnol et une partie de ping-pong. Les journées, rythmées par les heures de repas (7h30, 12h, 18h) et les bouquins que l’on avale, passent relativement vite alors que nous n’avons rien à faire. Enfin ça sera peut être différent dans une vingtaine de jours !
Il y a 4 jours, après le chargement qui n’en finissait pas sur les 10 ponts et les 4h de manœuvres pour s’arracher du port d’Anvers, nous commencions la descente de l’Escaut dès la sortie des écluses vers la mer du Nord. Largement le temps de faire connaissance avec les 8 autres passagers avec lesquels nous allons passer ces quelques semaines. Groupe agréable formé de voyageurs venus des 4 coins de l’Europe avec plein d’expériences de voyage divers qui promettent de longues discutions. Accueil fort agréable de l’équipage, une trentaine d’hommes, italiens pour les officiers, philippins pour le personnel de bord et puis nos quartiers propres fonctionnels et confortables.
Après le rail serré du Pas de Calais et son trafic intense que l’on retrouve, mais en mer cette fois, les rencontres de navire deviennent de plus en plus espacées. La météo correcte et sans pluie se réchauffe. Dès la sortie de Manche, nous trouvons assez vite la grande houle d’Atlantique et nous pouvons apprécier comme est rouleur Le Grande Cameroon qui file entre 15 et 18 nœuds.
Pour moi c’est une nouvelle occasion de refaire cette route vers Dakar depuis la Manche;  plus vite bien sûr mais avec moins d’escale qu’il y a 33 ans. Pas de retrouvaille à Madère cette fois et un passage entre Santa Cruz de Ténériffe et Las Palmas de Grand Canaria au petit matin ;  bien plus décontracté aussi que quand nous étions à la manœuvre Françoise et moi avec Damien à bord de Cythère !
22/11/2013
Au mouillage devant la baie de Han nous attendons de pouvoir entrer au port à Dakar où nous sommes arrivés hier midi. Nouvel exercice de sécurité avec mise à l’eau des canots. On est content ça marche bien. Il pleut mais la température est très agréable, peut être aurons la possibilité d’une escapade à Gorée, nous avons besoin de marcher !
1 le Solandet pavillon norvégien au large de Nouhadibou
2 et 3 le fret à Anvers
4 les Canaries au petit matin (Ténériffe)