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jeudi 14 juillet 2016

Cercle polaire

15/07/2016

Cette grande rivière d'Alaska, la Cooper, n'est pas particulièrement belle et comme elle se forme à la base de tous les glaciers de la région, elle est très limoneuse
mais le détour jusqu'à
sa confluence avec la Chitina, nous rend curieux... toujours pour la même fièvre autour du saumon. Dans les eaux glacières grises chargées de limons, chacun s'en donne à cœur joie pour attraper les poissons, car on ne peut plus vraiment parler de pêche. Au grappin, à l'épuisette géante, au filet bricolé ou à la machine à pêcher tout les systèmes sont bon pour remplir la glacière familiale.



Ces machines, (pas très visibles sur la photo) sont faites de 2 longs flotteurs qui supportent une aube à 4 pales : 2 créent le mouvement de rotation perpétuelle dans le courant de la rivière et 2 autres, en forme de panier, attrapent au hasard les poissons qui remontent inlassablement.


Nous retrouvons la Alaska highway, toujours bordée de lacs et de rivières et des épilobes qui poussent partout. La végétation baisse de plus en plus en gagnant dans le Nord dans un décor de hautes montagnes avec de nombreux glaciers jusqu'à Anchorage.



Un peu au Sud, la péninsule de Kenai, avec Seward et Homer, c'est un peu la côte d’Azur en été avec l'affluence «saumonesque». Là aussi, de gigantesques glaciers descendent jusqu'à la mer ou reculent à une vitesse impressionnante.





La météo est capricieuse, le moindre rayon de soleil rend les lieux incomparables mais je ne m'attendais pas au 31° en arrivant à Fairbanks plongé dans une torpeur estivale.
Le Mac Kinley ou Le Denali (Le Plus Grand) brille dans le matin sur la route de Fairbanks, c'est sans doute le seul intérêt de cette région


Les clichés ayant la vie dure, un peu de froid aurait mieux collé aux à priori que nous avions de l'Alaska même en été ! Mais c'est très bien ainsi, (tu as eu peur pour rien Lili)
65°N 148°W, nous sommes à quelques dizaines de km du cercle polaire, les journées ne finissent pas et ça donne ça à minuit !


Hier soir François m'a dit : «aller, on rentre...» 
Pour la première fois depuis 3 ans, nous prenons «le cap du retour» vers l'Est et nous abandonnons la piste de Prudhoe Bay vers la mer de Beaufort.pour en prendre une très bonne qui nous conduit à la frontière américaine à 1300m d'altitude et nous retrouvons la Yukon river à Dawson chargée d'un formidable passé  autour de la ruée vers l'or et des navigations vers ou depuis la mer de Bering


lundi 4 juillet 2016

Vers le Grand Nord !

04/07/2016

Le Grand Nord !
La belle ville de Vancouver est déjà loin, elle restera le tournant douloureux du voyage...






Des lacs et des forêts, des prairies (où bien sur, «en son milieu coule une rivière»), et puis des lacs et des forêts encore...par milliers. La Colombie Britannique n'en finit pas d'être verte, belle et douce ! La route est devant !...


 A moins de 2000m, les montagnes sont souvent encore enneigées au cœur de l'été. De petits glaciers descendent vers les vallées où les foins se terminent. Certaines atteignent des températures jusqu'à 34°, dans la suivante, on y perd 15 à 20° Notre montée en Alaska s'étire sur prés de 3000 km par la Colombie Britannique puis le Yukon. La route est longue d'autant plus que je ne partage plus la conduite avec Liliane qui a fait le difficile choix de renoncer à notre vie nomade vers le Grand Nord canadien pour rentrer en France depuis Vancouver me laissant seul pour ce long trajet avec les François.



A peine 54° de latitude N à Prince George mais nous voilà bien déjà dans une de ces immensités de notre planète où l'Alaska dévoile doucement son caractère, sans doute plus accueillante quand l'été vient remplacer l'hostilité hivernale de ces terres là. 
5 ou 6° de plus vers l'Alaska highway et le jour ne finit plus avec ses cohortes de moustiques sanguinaires. A minuit la lumière baisse à peine quand l'Ouest rougit, alors que les premiers rayons ne tarderont pas à surgir à l'Est.

Le bivouac d'hier soir peu après 23h30



Avec l'Ouest américain, l'Atacama péruvien, l'Amazonie brésilienne et la Patagonie chilienne, l'Alaska nous livre le dernier acte d'une nature crue, puissante et grandiose de ce continent. Pas rare de voir un Élan se repaître d'herbes aquatiques dans un lacs, un ours qui se prépare à traverser la route en famille ou le caribou à peine dérangé par notre passage.