26/03/2014
Nous quittons San Pedro en partant cette fois vers le Sud
pour un tour du Salar de Atacama, une
boucle d’environ 280 km avec des incursions jusqu’aux différentes lagunes et la Réserve Nationale Los Flamencos.
A la première, Cejar,
on s’offre un petit bain de sel. La concentration de la saumure est si
importante qu’il est presque impossible d’y nager, on flotte béatement comme
des bouées de caoutchouc.
Puis une halte au petit village de Toconao endormi à la canicule de midi. Constructions en pierre
ponce, menuiseries en bois de cactus, campanile en pisé datant de 1750, quand le
peuple indigène repoussait l’envahisseur.
Pour le coucher de soleil, nous poussons sur les pentes
volcaniques andines du Cerro Miniques
où nous attends un spectacle grandiose au bord de la Laguna Miscanti. En montant à 4500 m, nous passons de 28 à 6° pour
un spectacle fabuleux du soleil couchant qui enflamme les pentes des volcans
alentours. Nous sommes seuls dans un silence absolu, une beauté qui tient de
quelque chose de parfait, juste 2 vigognes passent au bord de l’eau. Un moment
unique gravé pour longtemps dans nos mémoires de voyage.
A la nuit tombante on redescend vers une petite forêt
d’épineux repérée à l’aller pour le bivouac. Endroit surprenant en plein
désert, animé au matin par quelques lamas, ânes et moutons qui déambulent dans
le sable entre les arbres. Là encore tout à fait une ambiance sahélienne.
Quelques flamands roses à Chaxa mais surtout l’empire du sel et ses formations si curieuses à
l’air.
Plus au Sud encore la piste semble suspendue sur la
croute de sel qui laisse parfois quelques effondrements et de l’eau à quelques
centimètres.
On retrouve par ici une des promesses économiques
chiliennes avec l’exploitation du lithium, l’Acatama est aussi une des plus
grandes réserves de ce métal au monde.
La nuit nous surprend déjà sur les 130 km de la piste
ouest en remontant vers la Vallée de la Lune pour un bivouac sous les étoiles.
On la traverse à nouveau au matin pour revenir à San
Pedro pour visiter quelques vestiges pré-incas, muraille en pisé, canaux de
distribution d’eau, terrasses de cultures mais une petite
crevaison nous occupe un moment…il fallait bien que ça arrive.
Depuis 8 jours où nous sommes à cheval sur le tropique du Capricorne, on hésite pour la route à prendre :
Vers l'Est, l'Argentine et la région de Salta et de Missiones pour ensuite Igaçu et le Brésil ou vers le Nord et rester encore un peu au Chili, puis Perou, Bolivie... On s'arrête à la première possibilité pour être plus sûr de voir le Nord argentin, mais en se promettant de revenir au Chili, après la Bolivie l'an prochain