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jeudi 27 mars 2014

CHILI/Atacama, côté sel



26/03/2014
Nous quittons San Pedro en partant cette fois vers le Sud pour un tour du Salar de Atacama, une boucle d’environ 280 km avec des incursions jusqu’aux différentes lagunes et la Réserve Nationale Los Flamencos.
A la première, Cejar, on s’offre un petit bain de sel. La concentration de la saumure est si importante qu’il est presque impossible d’y nager, on flotte béatement comme des bouées de caoutchouc.



Puis une halte au petit village de Toconao endormi à la canicule de midi. Constructions en pierre ponce, menuiseries en bois de cactus, campanile en pisé datant de 1750, quand le peuple indigène repoussait l’envahisseur.




Pour le coucher de soleil, nous poussons sur les pentes volcaniques andines du Cerro Miniques où nous attends un spectacle grandiose au bord de la Laguna Miscanti. En montant à 4500 m, nous passons de 28 à 6° pour un spectacle fabuleux du soleil couchant qui enflamme les pentes des volcans alentours. Nous sommes seuls dans un silence absolu, une beauté qui tient de quelque chose de parfait, juste 2 vigognes passent au bord de l’eau. Un moment unique gravé pour longtemps dans nos mémoires de voyage.








A la nuit tombante on redescend vers une petite forêt d’épineux repérée à l’aller pour le bivouac. Endroit surprenant en plein désert, animé au matin par quelques lamas, ânes et moutons qui déambulent dans le sable entre les arbres. Là encore tout à fait une ambiance sahélienne.

Quelques flamands roses à Chaxa mais surtout l’empire du sel et ses formations si curieuses à l’air.



Plus au Sud encore la piste semble suspendue sur la croute de sel qui laisse parfois quelques effondrements et de l’eau à quelques centimètres.



On retrouve par ici une des promesses économiques chiliennes avec l’exploitation du lithium, l’Acatama est aussi une des plus grandes réserves de ce métal au monde.


La nuit nous surprend déjà sur les 130 km de la piste ouest en remontant vers la Vallée de la Lune pour un bivouac sous les étoiles.
On la traverse à nouveau au matin pour revenir à San Pedro pour visiter quelques vestiges pré-incas, muraille en pisé, canaux de distribution d’eau, terrasses de cultures mais  une petite crevaison nous occupe un moment…il fallait bien que ça arrive.
 Depuis 8 jours où nous sommes à cheval sur le tropique du Capricorne, on hésite pour la route à prendre :
Vers l'Est, l'Argentine et la région de Salta et de Missiones pour ensuite Igaçu et le Brésil ou vers le Nord et rester encore un peu au Chili, puis Perou, Bolivie... On s'arrête à la première possibilité pour être plus sûr de voir le Nord argentin, mais en se promettant de revenir au Chili, après la Bolivie l'an prochain

lundi 24 mars 2014

CHILI/Atacama, côté Lune



24/03/2014
En arrivant à San Pedro de Atacama, c’est le coup de foudre pour ce dernier petit village chilien au pied des Andes à 2300 m. Peut-être à cause de ses airs africains, village de brousse écrasé par le soleil qui me réveille de vieilles nostalgies.




Oasis de verdure et de constructions en banco en plein désert, endormie à l’heure de la sieste, elle s’anime le soir très tard autour des bars, des restaurants et des nombreuses échoppes de trekking, sand-board, observations astronomiques et autres tour-opérateurs qui semblent encore bien travailler vue le nombre de touristes. Hélas nous ratons une soirée astronomique par manque de participants.

 Au bord du Salar de Atacama, San Pedro, c’est surtout l’épicentre de toutes formes de découvertes spectaculaires et surprenantes, dominées de ses 6000 m par le volcan Licancabur.


Hier, superbe balade dans les canyons du Rio Grande qui ressemblent aux gueltas du Sahara mais ici  les lamas remplacent les chameaux.





Personne au village indien de Machuca





Nous  terminons la journée avant le coucher de soleil dans la célèbre Vallée de la Lune avec ses canyons et ses grottes de sel de la Cordillère de la  Sal. Ici tout est en sel, même teinté d’ocre








Ce matin mise en route à 5h, 8°, 100 km de piste encore vers  le Nord, nous montons à 4600 m pour déboucher dans le cratère du volcan Tatio et parcourir un vaste champ géothermique au lever du jour, quand la vapeur de multiples geysers offre un spectacle fabuleux.

Il fait -6°, partout l’eau jaillit en ébullition chargée d’oxydes et de sels minéraux.


Tout autour des vigognes assez peu farouches, pâturent une végétation rase très particulière au bord des cours d’eau.

Nous passons 3 h à déambuler entre geysers, fumeroles et concrétions salines jusqu’au lever de soleil. Quand on attaque les pentes de la caldera pour approcher les vigognes alentours, on a le souffle court et une bien petite forme, on préfère le confort de Lababouch’ avec un café chaud et des œufs durs que des copains chiliens cuisent dans les bouches volcaniques.



La pression atmosphérique est de 610 hPa, le moteur du Toyota a bien du mal à respirer lui aussi sur les pentes de l’Altiplano.
Cependant, on y respire autre chose et je pense que vous partagerez avec moi combien on est mieux ici que dans les grandes concentrations humaines des villes