lundi 19 janvier 2015

BRESIL/Mato Grosso et Pantanal



19/01/2015

Après nos adieux à la joyeuse bande, une descente à quai sur 2 madriers, nous passons une nuit tranquille, à terre dans un posto carburant à Humaita et nous filons sur Porto Velho le lendemain.


En visitant les berges Madeira-Mamoré où les crues énormes ont ravagé le site du musée consacré à la célèbre voie de chemin de fer amazonienne, nous sommes très vite repérés par une équipe de TV Rondonia, l’état où nous entrons. Nous voilà les célébrités du jour et nous nous prêtons aux jeux de leur caméra et micro.


Aiulton et Rose veulent tout savoir de notre voyage et nous passons le reste de la journée avec eux. Ils nous font rencontrer Buddi, accueillant prof local de langue et connaisseur de la France, puis Daniel et Bianca qui nous reçoivent le soir chez eux et le lendemain encore à leur ferme 50 km plus loin…Un petit paradis !



L’unique route Nord/Sud reliant l’Amazonie au reste du Brésil nous attend et jusqu’aux portes du Pantanal, dans l’état du Mato Grosso, c’est 1500 km d’une 2 voies dangereuse et pleine de camions.


C’est par ici que la forêt amazonienne a subi les plus importantes déforestations pour y créer d’énormes fazendas d’élevage. Quand la forêt n’est pas territoire indigène amérindien, elle devient lambeaux ci et là, pour faire place aux cultures extensives,  soja, maïs, canne à sucre à partir de 500 m d’altitude.



A Cuiaba, un grand détour sur la route de Brasilia pour aller marcher dans la Chapada dos Guimaraes, nous laisse sur nos envies de randonnée. Le massif de grés rouge à l’altitude de 700m, semble sinistré, par les feux sans doute. Tous les accès forestiers sont fermés et au centre géodésique du continent d’Amérique du Sud, pas même une petite indication, mais un panorama grandiose vers le Pantanal.



Alors nous y allons voir de plus près et le soir même un merveilleux bivouac à l’entrée de la Transpantaneira,  Portal Paraiso, est prometteur.



Ce projet routier vieux de 40 ans devait traverser le plus grand marais du monde, mais submergé par les crues la moitié de l’année, les 150 km de piste dure avec 130 ponts, pas toujours utilisables, s’arrêtent au bout de rien face au Rio Cuiaba à Porto Jofre.



Nous y faisons un bivouac des plus isolés, les images de notre journée plein la tête avec beaucoup d’oiseaux, des perroquets, des aras, des caïmans, des petites antilopes, des capibaras et des vaqueros à la tête de troupeaux de plusieurs centaines de bêtes.





Terrassés par les 37° et beaucoup de moustiques, nous nous réfugions dans la cellule.


2 commentaires:

  1. OUUUUUUUUAAAA! Superbes photo encore une fois! Routes impressionnantes!
    J'ai beaucoup aimé le caïman et la grande cascade!
    Continuez comme ça, c'est top!
    Merci, des bisoussss
    Dam.

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  2. A ceux qui ne les ont pas vu: Affichez la photo du caïman qui court, zoomez en haut à gauche: y'a des drôles d'oiseaux!
    Ca fait parti des bonus cachés du blog aliamsud ;)

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