mercredi 14 octobre 2015

Honduras à El Salvador

14/10/2015



Puerto Cortes avec sa forteresse espagnole et les plages d'Omoa nous donnent un


aperçu de la côte caraïbe, le temps d'une belle soirée sur la plage et d'une délicieuse 


baignade un peu tiède.







Nous traversons la grande ville industrielle du Honduras, San Pedro Sula, en filant


vers la cité de Copan qui sera notre premier contact avec la civilisation Maya. Plus


ancienne et davantage tournée vers les cultes religieux, c'est une découverte très


différente de celle des Incas dans un cadre nature merveilleux et d'incroyables 

sculptures.





Le plus impressionnant pour moi est surtout dans cet incroyable travail de


restauration mené par les différentes équipes d'ethnologues et d'archéologues


depuis 150 ans. Parvenir à cet équilibre entre l'histoire et le présent, transformé par


la nature tropicale et les siècles éprouvants, en redonnant une vision assez précise de


l'architecture et de la vie sociale des lieux, nous plonge dans un profond respect pour


ce travail de restitution de la civilisation de plus de 2000 ans.


Car pour passer de ça :



à ça :


Il faut un peu plus que de l'imagination, non ?














Une escale détente, cuisine, internet dans une autre finca à café à Gracias pour


passer un moment dans ce gros bourg colonial de l'intérieur. Hélas ces lieux d'accueil


ont du avoir leurs heures de gloire quand ils ont été créés par un couple germano-


hondurien, aujourd'hui, ils manquent sérieusement d'entretien et de gestion, mais


l'accueil, comme partout au Honduras, y est tellement chaleureux.







Merveilleuse route de montagne qui nous fait presque oublier les trous du trop vieux


goudron ici soumis à d'importants mouvements géologiques et sismiques et nous


arrivons à la frontière de El Salvador en fin d'après midi. Les formalités sont


rapidement bouclées. Rapides, efficaces et accueillants ici.




Aucune topographie sur nos systèmes de navigation, nous avons envie de montagne et


nous nous embarquons à la recherche d'un site rural pour le bivouac que nous trouvons


à la tombée de la nuit à 2500 m d'altitude après 25 km de chemin … plutôt vertical !


Soirée et nuit fraîches …


Nous traversons cette région du nord qui a tant souffert de la répression et de la


guerre civile encore récente pour nous diriger vers la capitale San Salvador. Une fois


encore par l'intermédiaire de mes amis Anne et Thierry, nous avons le plaisir d'y


retrouver Joëlle et Pierre Yves nouvellement en poste pour 4 ans. Nous nous étions


connus en Guyane, à St Georges sur les bords de l'Oyapoc il y a 33 ans ! Moments


d'échange sur leur vie passionnante de par le monde pour la coopération européenne


et si belle escale chaleureuse qui va nous permettre d'ouvrir les yeux sur une région


qui ne jouit pas de la meilleure réputation de par la violence et la criminalité de ses


tristes bandes armées « les maras ».

jeudi 8 octobre 2015

Las Glorias / Honduras

07/10/2015


                                   projet itinéraire Honduras & El Salvador: 1365 km



Un passage de frontière sans problème, sans racket, sans tramites, sans bakchich et


en moins de 2heures... Un bon début prometteur !


Notre premier bivouac tout près du village minier de Yuscaran,




perdu au fond d'une vallée à 1000 m d'altitude, est un enchantement sous ce ceiba


plusieurs fois centenaire. Grand calme, température idéale et veillée tardive sous ce


magnifique vieillard de 15 m de circonférence qui en a sans doute beaucoup à


raconter.






Nous montons vers la caraïbe et les Bay-Islands. Notre étape à la finca-hôtel Las


Glorias au bord du lac Yojoa continue de nous ravir dans notre découverte du


Honduras.






C'est d'abord l'occasion de sécher nos tenues de canyoning, faire un peu de ménage


de la voiture, lever les roues pour contrôler les freins puis découvrir ce splendide


domaine caféier, mais pas seulement... Les plantations de café sous le couvert


forestier créent une ambiance fraîche et agréable, une marina au bord du lac avec


toutes sortes d'embarcations, un village de gîtes accueillants, piscines, restaurants,


bars, parc aquatique, beaucoup de fleurs, d'arbres et des animaux tout aussi


splendides.






Corcovado local









Chevaux en parfait état comme nous n'en voyons plus depuis le Brésil, un très bel


élevage de bétail, zébus et aurochs. Le créateur des lieux connaît son affaire, le site


respire la bonne gestion. (www.hotellasglorias.com)











Seul inconvénient...les mouches forcément !





mercredi 7 octobre 2015

Volcans à suivre... Nicaragua



06/10/2015


Si en Equateur il y a quelques mois nous suivions l'Avenida de los Volcanos avec un


point d'orgue au Cotopaxi (aujourd'hui en éruption majeure), ici nous sommes


dans la «rue des volcans » tellement ils sont rapprochés. Pas moins de 10 ensembles


volcaniques du N au S de ce petit pays posés dans une région assez plate.


Dont ici une représentation naïve plus ou moins à l'échelle




Les centaines de cratères plus ou moins en activité entre 500 et 2000 m d'altitude


témoignent l'instabilité géologique de la chaîne Centro América. Encore sous le coup


de notre douloureuse virée au premier d'entre eux (Madeiras), c'est en voiture, dans


les champs de lave, que nous montons à plus de 500m sur la caldeira d'un des


cratères du Masaya. Beaucoup de fumée et de dégagements gazeux sans pouvoir


apercevoir le magma en fusion 200 m plus bas, au delà de la plateforme de la dernière


récente montée de lave. Nous nous baladons deux heures au bord de cette térrifiante


bouche de l'Enfer qui devient rougeoyante quand vient l'obscurité.







Toute proche, la belle ville coloniale de Granada vaut la visite, hélas le bivouac dans un











parc publique de la ville sera bruyant et très chaud (ça ne descend pas en dessous 30°


la nuit, embabouchonnés que nous sommes!). Après celui de la Laguna d'Apoyo aux eaux




cristalines, mais tout aussi chaud, nous allons rechercher la ventilation des côtes du


Pacifique. Ici, comme partout ailleurs, la pauvreté du pays ne se mesure pas


seulement à la modestie de l'habitat, au peu de voiture dans les campagnes, aux


infrastructures minimalistes (sauf un réseau routier exceptionnel), ou à la corruption


de la police qui nous déleste de 1000 Cordobas... Il y a aussi l'insolence qu'ont les


riches à s'accaparer le meilleur de l'espace et ici les meilleurs sites côtiers ventilés.


L'accés à la côte est souvent impossible, fermé, gardé pour un complexe privé ou un


condominio de résidences. Vautrés vulgairement dans leur luxe ils sont aussi bien sûr,


pourvoyeurs de quelques emplois locaux. Il nous reste quelques petits villages de


pêcheurs qui eux ne ferment rien de leurs modestes villages, ils nous accueillent sur la


plage chaleureusement comme souvent au retour de pêche







Celà me fait un peu penser à ce que disait Colluche au sujet des métiers « dits sales »


quand ils s'occupent de propreté comme le ramassage des ordures et « propres » en


col blanc quand ils peuvent générer les pires ordures dont l'homme est capable.


Nous avions un peu oublié que les premiers voyages de C. Colomb lui ont d'abord fait


découvrir ces pays d'Amérique Centrale avant que les conquistadors ne descendent


plus au Sud faire main basse sur les trésors Incas. En visitant les ruines de Leon


le Vieux, première capitale fondée par Cordobas au XVI siecle, notre guide nous


rappelle cette chronogie de la triste histoire coloniale que nous avions déjà trouvée


avec Balboa au Panama dans sa recherche du passage vers l'Ouest. La Léon actuelle,


populaire, commerçante et bruyante ne nous retient que le temps d'une balade dans


son centre ville animé.





L'activité volcanique nous interpelle sous d'autres formes, celles des nombreux


champs géothermiques ou bien les gigantesques coulées de lave qui forment le canyon


de Somoto que nous allons descendre pendant 4 heures au fond d'étroites gorges


basaltiques, parfois dans un courant violent. La confluance du Rio Comali venu du


Honduras avec le Rio Coco va former le plus grand fleuve du pays jusqu'à son


embouchure dans la Caraïbe.











Le Honduras tout proche, justement ça commence demain. Merci super Nicaragua !

(En fait nous y sommes depuis 2 jours quand nous publions cet article)