mercredi 9 mai 2018

Italia again & Peloponnèse



02 au 04 mai 2018

Par cette nouvelle itinérance, nous essayons de quitter enfin ce printemps plutôt humide pour descendre rapidement vers le sud italien et la Grèce en traversant l'Adriatique entre Brindisi et Patras. Nous nous gardons la traversée des Balkans pour le retour. Peut être aurons nous ainsi la chance d'être dans les Cyclades avant l'invasion touristique estivale grecque et après celle croate ?...



Nous traversons les Alpes entre les lambeaux de mur de neige persistante par les cols du Lautaret et du Mt Genièvre. A 2000 m la nature n'a pas vraiment entamé sa renaissance et c'est sans doute le plus mauvais visuel de l'année pour ces régions de montagne qui ont perdu leur manteau blanc sans encore avoir retrouvé le renouveau verdoyant du printemps. Pour ajouter au charme, la pluie ne nous lâche pas, même si nous voulons y croire au matin de l'escale à Turin. Le soir, des nageoires nous poussent déjà en touchant Rimini. Jusque là, nous avons plus ou moins suivi le 45e parallèle, alors à peine pouvions nous espérer une amélioration des t°. Nous nous donnons la chance de découvrir la République indépendante de San Marino (sous le soleil de demain !) en installant notre bivouac au pied du Rocher. Et bien non ! et c'est sous la pluie, dans le brouillard que nous arpentons le lendemain la cité médiévale complètement restaurée. Sorte de Monaco italien bien clean avec ses boutiques de luxe, ses hôtels, ses banques...Les lieux, à 700 m d'altitude, ont surtout l'intérêt d'offrir un incomparable panorama à 360° sur les basses terres des provinces Marches et Emilia Romagna. Jugez plutôt, pour nous ça donne ça :



Du coup, toujours sous la pluie nous dévallons jusque dans le Gargano pour bivouaquer le soir entre lagune et Adriatique sur un site sauvage que nous avions beaucoup aimé en novembre passé.



L'étape suivante nous mène, dans la demi journée, à Brindisi, 3h avant notre embarquement.



A bord du Florencia nous retrouvons les services de Grimaldi Lines pour la nuit à venir vers Patras, ce qui nous ramène, non sans nostalgie, 5 ans en arrière, nous étions alors en route vers l'Amérique du Sud à bord du Grande Cameron (article 6, 7), mais hélas, cette fois, sans la bande de copains et on fait plutôt dans le camionneur bulgare cette fois... Un peu bruyant alors on se réfugie en cabine pour une nuit paisible.



Au matin, au large d'Itaque nous passons entre les îles Ioniennes après une courte escale en Albanie et 15 heures plus tard nous débarquons, toujours sous la pluie...à Patras, troisième ville du pays premier contact pour nous.




08 mai 2018


Nous commençons notre périple dans le Péloponnèse en quittant bientôt les rivages du golfe de Corinthe





pour gagner les montagnes de l'Achaïa couvertes d'une végétation luxuriante à la pleine époque des genêts en fleur.





Premier bivouac grec au bord des Gorges profondes de Vouraikos devant un monastère orthodoxe que nous visiterons demain...sous le soleil, (peut être !...)




Puis, d'un monastère à l'autre, de village en village, de bivouacs en sites somptueux, une symphonie de nature offre une nouvelle découverte derrière chaque virage en Arkadia, même si la pluie est toujours de la partie, nous nous régalons.







Et puis dans les gorges du Loussios, il faut laisser le véhicule et y aller voir à pied. Certains monastères en ruine ont plus de 1000 ans, d'autres, accrochés aux parois des falaises semblent offrir plus de modernisme.




La convivialité d'un Pope reçoit le voyageur de passage, une carrafe d'eau fraiche et une pâtisserie nous sont affertes, les chats calinent l'arrivant...
"Harmonie" est le mot qui nous vient à l'esprit et même en regardant monter l'orage au bord du lac de notre bivouac, on se sent bien.







lundi 23 avril 2018

Suite provençale...


Avril 2018

Nous y étions avec nos amis "Lapins" en début d'année pour la célébration annuelle de la truffe à Richerenches, puis il y a quelques jours en découvrant le Prieuré de Carluc, les villages de Crestet et  Sivergue










Nous y revenons encore pour découvrir de nouveaux lieux enchanteurs et cette fois le printemps débarque enfin ! Tout prend une autre allure déjà dans la "presque" chaleur de l'été et l'éclosion de la nature.



Un premier bivouac pas loin du Col de la Chaîne, nous permet de rayonner à pied pendant 2 jours entre Mont Ventoux et Dentelles de Montmirail. Nous rejoingnons par les crêtes le hameau de La Roc'Alric, le village du Barroux et son chateau, l'Abbaye bénédictine de Sainte Madeleine.





En s'approchant davantage des Dentelles, c'est au cœur du vignoble de Baume de Venise que nous nous installons. 



Le lendemain tôt nous partons à la découverte de la chaîne Sarrasine. Nous avions parcouru par le passé, la chaîne Nord, moins accidentée. Cette fois, sur la partie centrale, entre Lafare et Gigondas, on se demande si nous n'avons pas été un peu présomptueux de nos capacités physiques. Mais ça le fait ...au pied des voies d'escalades réputées.






Nous voulons continuer plus cool avec un peu de fraîcheur, alors nous passons côté Nord du Ventoux vers la vallée du Toulourenc. Comme par hasard nous bivouaquons au débouché des Gorges, au hameau de Veaux. Le lendemain, ce cours d'eau puissant à cette saison, nous donne envie d'aller en voir davantage. C'est parti pour la remontée des Gorges pendant 2 heures. 










Au départ tout va bien, mais quand la hauteur d'eau dépasse 1,80 m entre les blocs avec un courant violent, nous devons faire demi tour et perdons l'espoir d'atteindre St Lèger du Ventoux par la voie périlleuse des Gorges en canyoning. 
Ambiance canadienne plus en amont, dans un décor de Yukon River ou de Colombie Britannique, toujours au bord du Toulourenc, nous reprenons notre souffle avant d'atteindre le village de Brantes . 



Une récente émission télévisée a mis ces lieux sous les projecteurs. Ce village, accroché dans l'intemporel des montagnes du Ventoux est à l'écart des passages touristiques. Pas besoin de manifester, de crier à la répression ou de penser créer un monde meilleur. Ici les gens ont seulement relevé les manches pour donner une nouvelle vie à un site exceptionnel où il fait bon perdre ses repaires. Un monde alternatif s'invente et s'y construit tous les jours sans besoin de squatter en marge de la République dans l'utopique contestation d'une... "zad..."