samedi 7 février 2015

BOLIVIE/Tajira, Tupiza, Uyuni






RAPPEL
Pour ceux qui ont du mal avec les localisations : En cliquant sur le lien en début d'article et sous le titre, intitulé "Pays/territoire" vous accédez directement à la carte de Google maps, en faisant + ou - vous vous situez dans le pays, dans le monde. 
Le point marqué et le lieu d'émission de l'article, parfois avec plusieurs jours de retard bien sûr...
 
 04/02/2015
Avec la petite bière du bivouac à 4200, il faut que je vous dise…aujourd’hui c’était…c’était…!
Grandiose ! Grandiose et impressionnant !
Déjà le bivouac de la veille, au bord du lac de Tarija, était bien sympa. (Un tour de quadrant au plumard malgré la pleine lune ! Vous y croyez ?) Il faut dire que nous étions qu’à 1800 et que la visite de la ville avait été un peu chaude et fatigante.




Au matin nous prenons la route de la Vallée de La Concepcion et les vignobles boliviens pour un déjeuner dans un domaine local histoire de … goûter. Le cadre est ancien et sympathique à la Casa Vieja, le raisin est partout, ici on le foule au pied, le plat de cochon proposé lui, semble sortir tout droit du moyen-âge, quant au vin… on va le dire curieux… « Californien » d’après Lili. (Et on a beaucoup pensé à toi Jean Louis…)



Pas chargés, mais presque, à peine si nous voyons les centaines de virages en début d’après-midi pour remonter vers la route de Tupiza.


Heureusement la t° passe de 32 à 18 puis 11, et la route devient cette piste de 100km qui nous fait passer de 2000 à 4300 étagée par des plateaux d’altitude.


Voie unique mais admirable travail qui permet à la babouche de grimper sans problème dans la pierraille en courtes et nous en prenons plein les yeux à chaque virage, tous les 100m donc. Bivouac « au-dessus du Monde » ce soir !



A Tupiza nous revenons à 3000 pour passer 1 nuit et faire un peu de marche dans les canyons sculptés par l’érosion du vent et de la pluie






Dans la nuit, nous devons lever ce bivouac magnifique. Il semble avoir beaucoup plu et le petit ruisseau devient un vrai rio qui monte bien vite.
Il nous faudra plus de 7h pour rejoindre Uyuni par une piste difficile entre 3500 et 4300 mais, là encore, le spectacle est incroyable et varié toute la journée.



















mardi 3 février 2015

BOLIVIE/Sucre, Potosi, Tarija



01/02/2015

Nous sommes descendus de 800m ce soir pour vous raconter Potosi et Sucre et aussi dans l’espoir de faire une bonne nuit au bord d’un petit lac de cratère, Laguna Verde, dont les eaux à 35° sont pleines de vertus parait-il. Les 4000m de ces derniers jours fatiguent un peu, demain baignades salutaires.

Un peu galère notre arrivée à Sucre donc, mais on finit par trouver un bivouac tranquille à 15km de la ville et de ses faubourgs merdiques



De là on part découvrir la ville avec quelques visites historiques comme La Casa de la Libertad, le Mercado Central et, plus local et énorme, le Mercado Campesino










Et puis qu’aurait été Sucre sans cette rencontre de hasard avec Gaël et Audrey qui nous amènent chez eux avec tant de gentillesse et où nous passons 2 jours d’échanges sur le voyage. Des voyageurs, ici en stand-by, descendus d’Amérique du Nord pendant 2 ans en CC et qui font une pose pour mettre au monde un petit frère à Jule, un Pablo adorable.

Nous reprenons la route vers Potosi et pendant 3h, un chien errant tous les 500m jalonnent la route. Ils vivent là des ordures jetées par la fenêtre des voitures, en ville c’est pire.


Une première découverte du centre historique de la ville le soir, car notre étape est dans la cour d’un hôtel du centre, puis toute la journée du lendemain dans une ambiance plus que festive pour le défilé marquant le début du carnaval. Fanfares, costumes, danses, mineurs et bombes à eau.









Visite de la Casa Nacional de la Moneda, Convento de Santa Theresa.

Laminage des feuilles d’argent au XVII 
Fonderie de l’argent au XVII 
Frappe presse de L de Vinci XVII 
Frappe de monnaie au XIX 



Santa Theresa


Immersion profonde dans la triste histoire coloniale de cette ville, débauche de « bondieuseries », profusion religieuse et (ou parce que…) l’exploitation minière de l’argent du Cero Rico ou périrent 8 M d’esclaves mineurs amérindiens et africains en 3 siècles.

L’extraction artisanale périlleuse perdure aujourd’hui, nous nous abstenons de descendre dans ces mines pour les visites proposées, un peu rebutés, tant par le voyeurisme que par les conditions que nous ne sommes pas sûrs d’être physiquement capables de tenir sous terre. Les centres historiques, ici en Bolivie d’origine espagnole, au Brésil portugaise, sont magnifiques d’organisation et d’architecture. Comme il est dommage que rien d’autre ne puisse attirer notre curiosité dans ces grandes cités légendaires que l'héritage colonial, le reste tourne souvent à l’anarchie urbanistique, quand ce n’est pas au dépotoir et à la misère populaire. Heureusement la nature andine reste grandiose, spectaculaire et impressionnante, nous la vivons tous les jours sans pourtant parler de Pachamama . On a bien du mal à discerner offrandes et poubelles.