jeudi 12 février 2015

BOLIVIE/Le Salar d’Uyuni



07/02/2015
Le monde entier y était !
(Et avec lui l’inévitable festival de poses photographiques du genre : « Moi à… »)



Dans la ronde incessante des centaines de Toyota des opérateurs locaux, nous attendons le coucher du soleil sur l’immensité blanche, nous espérons être les seuls à faire le projet d’y passer la nuit, si le vent nous le permet.
C’est l’été et la saison des pluies inonde la totalité du salar ce qui concentre le tourisme sur les quelques endroits qui restent plus ou moins praticables.




Nous préférons éviter de mettre le véhicule dans la saumure jusqu’aux portières pour le plaisir de rouler entre sel et ciel, là où il ne semble plus y avoir d’horizon et partons à pied ou « en crocs au sel ».


Uyuni, avec ses allures de ville far-west poussiéreuse, s’agite le matin au moment où les opérateurs « chargent » et racolent le gringo de passage qui viendrait éventuellement compléter une voiture et le soir à leur retour. Ville sale et sans intérêt qui ne semble pas faire grand-chose pour séduire et garder ce qui est devenu sa ressource essentielle, la renommée mondiale du Salar doit suffire.


 L’environnement n’est pas un problème dans cette Bolivie pleine de merveilles, ici il serait presque un mépris.
Quant au passé ferroviaire de la ville, il présente un endroit sinistre de ferrailles enchevêtrées abandonnées dans une sorte de décharge, ce qui constitue le must de la ville.



Si les réserves en lithium sont « aussi ici » les premières au monde, on ne peut pas s’empêcher de repenser à la belle ville de San Pedro et le merveilleux Atacama.

Changement de décor en remontant vers Oruro par une piste en travaux tout au long d’un haut plateau d’altitude et le soir, un merveilleux bivouac à 4100 proche de la ville à côté de peintures rupestres.



samedi 7 février 2015

BOLIVIE/Tajira, Tupiza, Uyuni






RAPPEL
Pour ceux qui ont du mal avec les localisations : En cliquant sur le lien en début d'article et sous le titre, intitulé "Pays/territoire" vous accédez directement à la carte de Google maps, en faisant + ou - vous vous situez dans le pays, dans le monde. 
Le point marqué et le lieu d'émission de l'article, parfois avec plusieurs jours de retard bien sûr...
 
 04/02/2015
Avec la petite bière du bivouac à 4200, il faut que je vous dise…aujourd’hui c’était…c’était…!
Grandiose ! Grandiose et impressionnant !
Déjà le bivouac de la veille, au bord du lac de Tarija, était bien sympa. (Un tour de quadrant au plumard malgré la pleine lune ! Vous y croyez ?) Il faut dire que nous étions qu’à 1800 et que la visite de la ville avait été un peu chaude et fatigante.




Au matin nous prenons la route de la Vallée de La Concepcion et les vignobles boliviens pour un déjeuner dans un domaine local histoire de … goûter. Le cadre est ancien et sympathique à la Casa Vieja, le raisin est partout, ici on le foule au pied, le plat de cochon proposé lui, semble sortir tout droit du moyen-âge, quant au vin… on va le dire curieux… « Californien » d’après Lili. (Et on a beaucoup pensé à toi Jean Louis…)



Pas chargés, mais presque, à peine si nous voyons les centaines de virages en début d’après-midi pour remonter vers la route de Tupiza.


Heureusement la t° passe de 32 à 18 puis 11, et la route devient cette piste de 100km qui nous fait passer de 2000 à 4300 étagée par des plateaux d’altitude.


Voie unique mais admirable travail qui permet à la babouche de grimper sans problème dans la pierraille en courtes et nous en prenons plein les yeux à chaque virage, tous les 100m donc. Bivouac « au-dessus du Monde » ce soir !



A Tupiza nous revenons à 3000 pour passer 1 nuit et faire un peu de marche dans les canyons sculptés par l’érosion du vent et de la pluie






Dans la nuit, nous devons lever ce bivouac magnifique. Il semble avoir beaucoup plu et le petit ruisseau devient un vrai rio qui monte bien vite.
Il nous faudra plus de 7h pour rejoindre Uyuni par une piste difficile entre 3500 et 4300 mais, là encore, le spectacle est incroyable et varié toute la journée.